Pages

Aucun message portant le libellé Les Chroniques du Nouveau Banlieusard. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Les Chroniques du Nouveau Banlieusard. Afficher tous les messages

vendredi 18 avril 2008

Épisode 34 - Désespoir printanier.

Toutes mes félicitations ironiques à mon cher voisin qui après avoir enlevé toute la neige sur son parterre avant, s'attaque maintenant à la neige dans sa cour arrière...

Et comme tout représentant de la faune banlieusarde, il a nettoyé à grande eau son asphalte pour la débarrasser de toutes traces de petites grenailles.... Je compte maintenant les jours où il sortira l'aspirateur pour nettoyer sa pelouse....

Soupir....



mardi 8 avril 2008

Épisode 33 - Le jour de la marmotte nocturne.

Quelle limite doit-on atteindre avant de consulter un psy?

Il était aux alentours de minuit et je regardais la télévision (ou plutôt je tentais de combattre le sommeil comme un imbécile au lieu d'aller me coucher) lorsque j'ai entendu un drôle de bruit provenant de l'extérieur. Pensez au bruit que fait une carte de crédit lorsqu'elle racle un visage mal rasé, mais tout cela devant un amplificateur, puissance maximum. Bref, quelqu'un ou quelque chose grattait quelqu'un ou quelque chose dehors. J'ai jeté un coup d'oeil furtif à l'extérieur afin de comprendre la source de ce brouhaha pour finalement découvrir ce qui clochait. Devant mes yeux ébahis, une image irréelle m'obligeant même à m'auto-pincer pour vérifier mon état de veille. Mon voisin était juché debout sur son banc de neige, encore, à gratter la neige comme un déchaîné et l'envoyer dans le chemin.

Je n'ai qu'un mot.... Bordel Get a life....



samedi 5 avril 2008

Épisode 32 - L'homme qui semait de la neige...

Avec l'arrivée des temps un peu plus doux après un hiver qui ne finit plus de finir, certains spécimens chez les homo sapiens ont tendance à ramollir légèrement du cerveau.

Repoussant continuellement les limites de mon incompréhension grandissante, mes voisins réussissent encore à me surprendre par leur ténacité à vouloir effacer toutes traces de gadoue blanche sur leurs territoires.

Après la course à celui qui a l'asphalte la plus sèche, voilà maintenant qu'ils s'épuisent jour après jour à étendre le maximum de neige sur le bitume devant leur maisonnette, créant de surcroît des amoncellements pas très agréables à traverser avec ma minoune sur caoutchouc.

Sans vouloir être mesquin (ok, juste un peu...) mes bancs de neige fondent plus rapidement que ceux de mes voisins retraités.... et ce, sans aucun effort de ma part....

mercredi 30 janvier 2008

Épisode 31 - The Burbs

Profitant du fait qu'une amie de ma copine habite maintenant les environs de Washington DC, nous avions planifié lui rendre visite lorsque nos congés seraient un tant soit peu synchronisés.

Malheureusement pour moi, et heureusement pour elle et son amie, le week-end choisi coïncidait avec le match des étoiles dans la Ligue nationale de Hockey ce qui tuait dans l'oeuf toutes tentatives de ma part d'aller voir un match dans l'amphithéâtre des Capitals de Washington. et qui ouvrait toutes grandes les portes des centres d'achat à ma copine et son amie...Réalité encore plus cruelle, les Canadiens de Montréal visitent les Caps ce jeudi.

Après un rapide coup d'oeil vers le coût d'un billet d'avion pour nous rendre près de chez elle, d'un commun accord nous avons décidé que cet argent serait beaucoup mieux investi dans un tout inclus dans le sud, les pieds dans le sable, les yeux dans l'eau...

Donc notre périple débuta le vendredi matin à 6h du matin. Pendant que mes yeux tentaient difficilement de rester ouverts afin de guider ma copine vers l'autoroute I-81 aux États-Unis, elle décida d'ignorer mon sens de l'orientation légendaire et se fia au sien. Résultat.... 3h de route et les bouchons de Montréal restaient aussi hermétiques que le couvercle d'un pot de cornichon.

Arrivés en Ontario, au bout d'une route une mini guérite se dessina au loin et oh joie, aucune voiture à l'horizon... Je tendis prestement nos passeports à ma copine qui les mit sous le nez d'une dame, qui d'une voix blasée lui répondit :

- It's a toll....

Oups, un poste de péage pour prendre un pont de métal étroit et un tantinet trop haut.

Le vrai douanier américain, l'autre côté du pont, semblait sortir tout droit d'un film américain. Ton autoritaire, regard sévère, il nous fusillait de questions ridicules.

- Where do you go?
- Washington.
- Washington DC?
- Euh... Ouaip...
- What's the purpose of your trip?
- Je pensais aller poser une bombe, mais maintenant que tu m'en parles...Euh, visit friends.
- What's your profession?
- Euh... Informatician... Bordel comment on dit ça...
- What?
- Euh.. Computers.
- You make the computers?
- Hein? Pas pantoute...Ah pis de la marde... Yes.
- Who's the owner of this car?
- J'l'ai emprunté à mon voisin, mais il ne le sait pas encore... She's the owner...
- Do you bring eat?
- No
- Do you bring, "manger", "orange", meal.
- Bordel, est-ce que j'ai un accent même en disant non.... NO.

J'ignore si les nouvelles technologies étatsuniennes savent lire dans les pensées, mais le douanier zélé a décidé de nous faire ouvrir le coffre arrière et il a ouvert notre valise, sans évidemment la refermer et nous a laissé partir sans explications.

Après une tempête de neige dans l'État de New York et 14 heures de route au total, nous sommes finalement arrivés à destination.

3 jours chez les Étatsuniens à manger dans leurs restaurants où les pancakes sont gras pas possibles et que les oeufs baignent dans la margarine jaune... 3 jours à tomber sur des stations de radio où les paroles se résument à "Alléluia", "God Save us", "I pray", "Jesus is my friend", etc. (Le pire c'est que les mélodies étaient bonnes jusqu'au moment où je m'attarde aux paroles...)

1 journée à voir des édifices gouvernementaux qu'on voit souvent à la télé. Une petite déception lorsque nous sommes passés voir la Maison Blanche. À part d'être blanche et très loin derrière les arbres fournis et les grillages, y'a rien là. La seule chose, il y avait plus de policiers et de gardiens que de spectateur au stade olympique à un match des Expos...Que voulez-vous, c'est ça qui arrive quand on fout le bordel partout dans le monde....

Mais la chose la plus importante aura été de côtoyer pendant 3 jours des hôtes merveilleux. Merci Mélanie et Don....

* Petite note discordante à la douanière ontarienne au toupet aussi haut que le mat du stade... quand je dis « Bonjour » dans un pays qui se targue d'être bilingue, je m'attends à me faire servir en français... Même le douanier étatsunien m'a dit plus de mots en français qu'elle....

jeudi 10 janvier 2008

Épisode 30 - Il n'y a plus de houle pour Raoul

Dans sa minuscule cage de verre, je le voyais chaque matin nager fièrement et se pointer le bout du nez à la surface pour y picorer la nourriture. Comme un rituel, je répétai ce manège matin et soir depuis notre arrivée en banlieue.

Si tout bon banlieusard s'achète un fidèle cabot lorsqu'il emménage à la campagne, nous avons plutôt choisi la compagnie d'un fidèle poisson rouge. Raoul a donc déménagé ses grandes nageoires de l'animalier à son petit bocal au centre de notre cuisinette.

Ce n'est qu'un vulgaire poisson rouge vous me direz....C'est d'ailleurs le discours que je préconisais avant d'être la nourrice de ce cher Raoul. On finit par s'attacher à ces petites bêtes-là. Surtout lorsqu'un bon matin on sauve son poisson de l'asphyxie.

Quelques mois après son arrivée, j'ai cru que son heure était venue. Raoul s'était engouffré comme un imbécile dans le coquillage décoratif qui trônait au fond de sa demeure. Qu'allait-il foutre là? Aucune idée... Mais chose certaine, c'est que le reculons ne faisait pas partie de ses habilités. D'un coup sec, je l'ai extirpé de son tombeau et il s'est remis à nager comme si rien ne s'était passé....

À mon arrivée dans ma maisonnette de campagne après une journée de merde, je me suis dirigé directement vers l'armoire pour nourrir mon Raoul. Malheureusement, aujourd'hui Raoul ne m'a pas laissé le temps de le sauver, il est décédé seul dans sa petite prison aujourd'hui le 10 janvier 2008.


mercredi 9 janvier 2008

Épisode 29 - Le bonhomme hiver

Tout d'abord, avant de débuter ce petit billet d'esprit et il se peut très bien que j'ai déjà abordé le sujet dans d'autres messages...
je déteste l'hiver. La seule et unique raison de ma faire frétiller à l'approche de la saison « on est mieux emmitouflé sur son divan », c'est le hockey.... et depuis qu'il existe des équipes en Floride....

Mais, parce qu'il y a souvent un mais... (sinon pourquoi ce mot existerait-il hein?) il existe encore assez de banlieusards un tantinet excessifs pour baver à l'arrivée du temps froid. Et tout le monde sait que quand il fait froid et qu'on commence à baver.... ce n'est pas très élégant...

Ce qui toutefois me scie les jambes c'est de voir l'esprit de compétition de mes voisins excessifs. Ces temps-ci, un peu avant que la flotte nous tombe dessus, c'était le concours de « Celui-qui-n'a-pas-aucun-grain-de-neige-sur-sa-belle-asphalte ». Et à voir les entrées de cour de plusieurs voisins sur ma rue, je suis dans les rares perdants....

Après la première tempête qui a empêché ma douce de sortir du stationnement, j'ai bien failli rejoindre le club de souffleuses, mais grâce au service hors pair (ironie quand tu nous tiens) du comptoir Sears de ma petite bourgade, nous venons d'économiser 1500 $ Histoire rocambolesque qui fera la une de ce blogue très bientôt....

Tout compte fait, je me vois mal derrière la souffleuse, un ficello au bec pour compétitionner le voisin et son gros cigare...

Mais ce qui me fait le plus marrer dans tout ça.... c'est que je n'ai dépensé aucune goutte de sueur et aucuns billets verts à regarder les bancs de neige fondre avec le récent redoux... Douce ironie....

dimanche 25 novembre 2007

Épisode 28 - Noël en banlieue

J'ai toujours eu comme principe de ne pas décorer et de ne pas illuminer ma maisonnette avant minimalement le 1er décembre.... Copinette semblait me trouver rabat-joie, mais je tenais le fort contre vents et bourrasques et visiblement mes voisins immédiats ne voulaient pas être les premiers à partir le bal.

Mais, parce qu'il y a toujours un MAIS, un soir de non pleine lune, j'ai été aveuglé par cette maisonnette appartenant à une nouvelle famille s'étant établie cet été. Aucune ligne directrice dans le choix des couleurs de lumières et des bonshommes gonflables qui semblent avoir commencé à prendre un petit coup tellement ils manquent d'air...

Évidemment, ce fut le signal pour tous les autres voisins. Résultat, Copinette est de plus en plus persistante.... et ma maison est pratiquement la dernière à ne pas s'être parée de ses plus beaux atours...

lundi 12 novembre 2007

Épisode 27 - Le Show Tru-Yan

Petite fin de semaine tranquille passée dans mon cocon de banlieue à regarder le hockey. Assis devant la télévision, je décidai de jeter un regard sur le menu de livraison d'une pizzéria locale. À peine quelques secondes après avoir commencé à saliver sur ce que pourrait avoir l'air mon futur souper, un ding dong impromptu me fit sursauter.

Derrière la porte (de mon point de vue parce que livreur lui se croit devant la porte....) un homme attend qu'on vienne lui répondre, 2 pizzas extralarges à la main.

Évidemment, c'était une erreur... mais avouez que la coïncidence est forte. Donc, après avoir redirigé la brebis égarée j'ai saisi le catalogue Sears, feuilleté jusqu'à ce que je retrouve les damoiselles en petite tenue et j'ai attendu... en vain... que la sonnette retentisse....


mardi 23 octobre 2007

Épisode 26 - Monautomne...dans le sens de monotone!!!

Malgré les relents d'été des Indiens, le début de l'automne en banlieue implique de se soumettre à une suite d'actions inintéressantes afin de bien préparer la maison pour l'hiver qui suivra. S'il est vrai que les arbres se parent de leurs plus belles couleurs, il est aussi vrai que leurs feuilles iront faire trempette dans votre piscine. Joli pied de nez quand on pense que notre trou d'eau nous aura servi que 2 ou 3 mois.

Évidemment, lorsqu'on achète une piscine, le vendeur se fout pas mal de savoir si l'acheteur est capable de s'en occuper. Alors, on se débrouille du mieux que l'on peut et on « Google » souvent...
On baisse l'eau de 1 pied sous l'écumoire. On installe un vulgaire styromousse à 7 $ dans l'écumoire pour éviter que la glace brise le tout, l'hiver venu. On débranche tout, on vide le filtreur de son eau. On met de l'antigel dans le drain de fond à 7-8 $ la bouteille et on résiste à la tentation d'acheter un kit de fermeture à 50 $. Un traitement-choc fera l'affaire au printemps venu! À moins que j'achète une couple de poissons-laveurs d'aquarium??

Je déteste l'hiver et je déprime juste à penser qu'il arrive lorsque je dois me taper ces petites actions....

* Bon le Coyote érudit vous annonce que le 24 degrés de cette semaine, ce n'est pas l'été des Indiens. Pour qu'il y ait « été des Indiens » il faut :
  • Que la période de temps doux soit précédée de gel.
  • Cette période doit également durer au moins trois jours.
  • On ne comptera que peu ou pas de précipitations, soit moins de 5 mm de pluie dans une même journée, et le soleil brillera malgré des matins parfois brumeux et des nuits souvent froides.


jeudi 27 septembre 2007

Épisode 25 - Je suis un salaud

Aujourd'hui, je vais en rajouter un peu sur la faune bizarroïde qui quotidiennement peuple les transports en commun. Tout ceci pour démolir une affirmation qui dit que d'être gentil et aimable, c'est payant....

Alors que je fais le pied de grue en attendant un autobus qui 5 fois sur 5 est en retard ou carrément bondé, j'ai le temps d'observer mes nombreux concitoyens de banlieue. Parmi eux, un type qui doit avoir une 40aine d'années, mais qui à cause d'un retard psychologique, en parait à peine 20. Oreilles décollées, regard absent et lèvre inférieure molasse qui ajoute au personnage une difficulté à se faire comprendre. Tous les jours, il tente tant mal que bien de se faire des amis. Sa technique? Il parle à quelqu'un, un homme de préférence et si la personne ciblée lui répond, il s'agrippe à elle comme si c'était devenu de grands amis. Donc quotidiennement, il va s'asseoir à côté de sa proie et lui débite un flot de paroles incompréhensibles.

J'ai vu plusieurs personnes exaspérées changer de place dans l'autobus afin de se libérer du mauvais sort. Avec un peu de pitié, je regardais les échecs du chasseur d'amis. J'évitais toutefois son regard éteint, afin de ne pas lui lancer une invitation sans le vouloir.

Un bon matin, sans proie à grignoter (est-ce qu'elles ont décidé finalement de prendre leur auto?), le chasseur s'est arrêté devant moi...

— Wesque zu voueux bouin moin ammmmmi?

Ça y est, le mauvais sort était lancé. Du vaudou? Je l'ignore... Ne réponds pas, ne réponds pas...

— Oui, répondis-je sans trop de conviction. Il paraît que lorsqu'on ne comprend pas ce qu'une personne dit, 1 fois sur 3, « oui » est une réponse acceptable.... Pas cette fois.

Donc, depuis ce temps... à tous les matins, le chasseur tourne autour de sa proie.

Un matin où l'autobus était vide, (J'essaie encore de comprendre ce qui s'est passé ce matin-là...) je me suis assis tout au fond de l'autobus. Enfin, je pouvais respirer à fond sans que mes côtes chatouillent l'aisselle mal entretenue d'un voisin de banc. Je sors un livre de mon sac afin que le voyage paraisse moins long. Je relève la tête et je vois le chasseur se diriger vers moi. Évidemment, il vient s'asseoir sur le banc limitrophe. Je tente de l'ignorer et plonge mon regard dans mon bouquin.

— Wesque zu voueux bouin moin ammmmmi?

Encore l'incantation maudite.... Je me retiens et ne réponds rien. Il me tapote l'épaule afin d'attirer mon attention. Je résiste. Il recommence. Je lève la tête.

— Excuse-moi, mais je n'ai pas le goût de jaser ce matin.

Sans attendre une réponse, je replonge la tête sur ma lecture qui actuellement ne me sert qu'à éviter mon chasseur. Il recommence son manège et me touche l'épaule.

— Wesque zu vu mouin ventre?

Je suis curieux, je réussis enfin à comprendre un mot. Pourquoi me parle-t-il de ventre? Je relève la tête et avec horreur le voit relever son chandail et se taponner le ventre en déboulant un flot de paroles incompréhensibles..

Ma patience a des limites.... mais on ne se taponne pas le ventre en me regardant. Depuis ce jour, je me suis coupé les cheveux et j'enfile mes lunettes la majorité du temps. Il ne m'a pas encore reconnu... Je compte les jours...




mardi 4 septembre 2007

Épisode 24 - Les Blue Jays sont au bâton...

On a tendance à croire que la banlieue, c'est le calme et la tranquillité. Foutaises que tout ça! Les couic couic des oiseaux c'est sympathique les premières semaines, mais là je suis près de la crise de nerfs....

Depuis quelques jours, un joli Geai bleu s'amuse à jauger les limites de ma patience. (En fait, il y'en a 4-5 dans ma cour, mais j'aime personnaliser ma haine...)

J'ai toujours eu une admiration sans bornes pour ce volatile. Son bleu éclatant et sa crête sur le dessus de la tête classaient auparavant ce moineau dans mon top 5. Du passé que tout ça.... Je pourrais comparer le Geai bleu avec une jolie blonde avec un superbe corps qui lorsqu'elle ouvre la bouche, les arbres tombent et les fenêtres fendillent....

Notre gentille bébitte à plumes s'amuse tous les matins à me casser les oreilles avec son cri perçant. Il ne lâche pas tant que je ne suis pas complètement réveillé. Une fois fait, je ne l'entends plus... Je l'imagine retenir son fou rire et faire des High five avec sa gang!

Je veux dormiiiiiiiiiiiiiiiiir!!



mercredi 8 août 2007

Est-ce que c'est encore loin Grand Schtroumpf?

Il y a quelques semaines pendant ma convalescence, deux gentils collègues sont venus me rendre visite. Tout en me rappelant que ma petite maison dans la prairie était un peu loin du boulot, un des deux m'a fait une remarque qui veut tout dire :


Quand t'as une halte routière avant de te rendre chez-vous, c'est que tu restes loin.

Vu de même...


jeudi 26 juillet 2007

Épisode 23 - Contenu sous pression

C'est accompagné du bruit d'un ventilateur bon marché que je vais pondre mon premier message post-bloc-opératoire. Pondre est le bon mot, puisqu'actuellement il fait tellement chaud dans notre chambre, que je pourrais couvrir un oeuf et en voir sortir Daffy Duck demain matin... Disons que la chaleur dégagée par le portable posé sur mes cuisses n'améliore en rien la situation...

Caliente est probablement le mot qui me vient en tête pour définir cette semaine. Tout a commencé par un voyage en auto jusqu'en Suède... Bon, j'embellis les choses, nous étions seulement au IKEA. Sur le chemin de notre retour, d'étranges voyants lumineux ont commencé tour à tour à clignoter dans mon tableau de bord sans que je ne sache pourquoi. Un coup d'oeil de la part de ma compagne dans le guide nous indique qu'il serait bien de sortir de l'auto et de courir loin loin loin... Bon, c'était moins pire que cela, mais ça disait en substance que ma bagnole était en mauvaise état. Le capot ouvert, j'ai découvert qu'un bouchon avait sauté sous la pression. Étrange qu'un bouchon dévissable se soit dévissé tout seul mais bref, tout mon liquide refroidissant avait largué les amarres...Pas bon...Les choses se sont toutefois bien terminées. Les frangins sont venus au secour de l'echo assoiffée et j'ai retrouvé le bouchon bien à plat dans le fond de l'automobile...

Mon tuyau de 'backwash' de piscine m'a éclaté au visage tellement il était de bonne qualité et celui de mon boyau d'arrosage à explosé sous les rayons de Monsieur Galarneau...Comme dirait l'autre... Bonne semaine...

On termine la semaine en camping dans le parc de la Mauricie... J'imagine que tout va aller bien hein?

jeudi 28 juin 2007

Épisode 22 - Manière de langage

Je sais qu'il n'est pas gentil de se foutre de la gueule des gens, mais quand c'est fait gentiment, sans méchanceté, j'appelle plutôt ça taquiner.

J'ai donc relevé quelques perles sortant de la bouche de mon voisin. Un parlé qui lui aurait probablement permis de figurer facilement dans les annonces de sympatico et leurs téléphones à poche.

Je lui jasais donc, comme tout bon banlieusard, de balcon à balcon et il me racontait qu'il devait faire réparer sa tondeuse à gazon.

- Vous l'avez acheté où votre tondeuse? lui demandais-je histoire d'être poli.
- Au cire...
- Pardon?
- Tsé là le Cire...
- Ahhhhhhhhh.. Chez Sears?
- Oui... Et quand j'ai emmené ma tondeuse pour la faire réparer, ben le gars m'a dit que les morceaux étaient Black order...

J'ai été incapable de ne pas lui faire répéter, tout en gardant mon sérieux. Il fallait que je fasse durer le plaisir.

- Y'avait pu le morceau? dis-je tout en ordonnant intérieurement à mon cerveau de ne pas déclencher le fou rire qui s'est lancé tête première dans mon gorgoton.
- Ouais, y'étais black order. Facque j'ai été au magasin sur la dame.
- Où ça?
- Sur la dame proche du Samway. Traduction... sur Notre-dame près du Subway.... celle-là, il a fallu que je me promène sur Notre-Dame et que je vois le Subway pour la comprendre...

Dire qu'un Anglais aux États-Unis m'a déjà demandé de quel pays je venais puisqu'il était incapable de reconnaître mon accent anglais... Je ne suis définitivement pas le pire...


mercredi 27 juin 2007

Épisode 21 - Perdre le fil

La nuit est tombée. Les étoiles scintillent haut dans le ciel du banlieusard qui s'émerveille de voir ce que les citadins ont caché au fond de leur tiroir, il y a bien longtemps.

Le nez en l'air, le banlieusard sort de sa charmante demeure afin d'aller nourrir en chlore le ventre de sa piscine. Et vlan! Il se ramasse en plein visage le tricot de madame-araignée qui a décidé d'exposer le fruit de son travail en plein dans le chemin du banlieusard.

Le banlieusard qui ne raffole pas des petites bébêtes à huit pattes n'est pas totalement imbécile. Il sait très bien que si une toile entrave son chemin et lui colle à la peau, il y'a possibilité que sa propriétaire s'agrippe à son travail afin de piétiner l'épiderme du méchant banlieusard-voleur de toiles. (bon, y'en a d'autres qui volent des toiles beaucoup plus chères que celles-ci, m'enfin..)

Bref, c'est dégueulasse... et lâchez-moi avec les tites bébittes mangent pas les grosses... J'HAIS les araignées... et c'est probablement à cause de mon enfance où l'une de cette race s'est invitée sous mes couvertures et s'est payée une virée sur mes jambes de petit gamin...C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai accroché une grosse araignée en plastique sous mon rétroviseur. Histoire d'avoir toujours devant moi cette foutue arachnophobie.

Facque SVP Spiderman, choisit donc un autre terrain de jeu que ma cour-arrière, tu m'écoeure!!!


mercredi 20 juin 2007

Épisode 20 - Natural Bug Killer

La fierté de tout banlieusard qui se respecte et qui a beaucoup de temps à perdre c'est d'avoir un gazon plus vert que celui du voisin. Certains sont prêts à outrepasser les règlements municipaux et pompent jusqu'à plus soif l'or bleu afin d'abreuver chaque filament de pelouse. Comme mon pouce non bio n'a d'autre utilité que de soutenir un bigmac, vous vous imaginez évidemment bien que les seules fois où mon gazon se paie la traite, c'est lors des journées de pluie.

À défaut de m'occuper des mauvaises herbes qui parsèment mon terrain, nous avons décidé d'un commun accord moi et ma tendre à part entière de planter des arbres. Ceux qui suivent mes péripéties de banlieusard depuis le début ont été témoins de la naissance d'un lilas et d'un cerisier des sables pourpre. Dernièrement, un chêne rouge et un arbre inconnu sont venus tenir compagnie aux autres. Bon, c'est tellement petit un arbre naissant qu'on a peur qu'il se ramasse sous la tondeuse, mais c'est quand même intéressant à voir évoluer.

Ce que j'ignorais bien naïvement, c'est que les maudites beubittes (scusez Georges Brassard), raffolent de certains arbres. Mon cerisier est visité depuis quelques jours par un insecte beige et lourdaud qui se pend sous les feuilles et les sucent jusqu'à ce que la feuille soit pleine de trous miniatures. Même les fourmis se sont misent de la partie. Elles aident ces grosses innocentes à monter dans l'arbre quand je les pichenotte en bas.

J'ai fait des recherches... Pucerons? Hanneton? Alouette? Tout se ressemble. À part l'alouette, j'en conviens....

Bon, s'il y'a un ou une spécialiste des arbres ou des insectes... À L'AIDE... Mon cerisier vous implore avant d'avoir l'air d'un filet de pêche...

Je tenterai de prendre en photo ces bestioles...



lundi 18 juin 2007

Épisode 19 - Baywatch junior.

Jamais au grand jamais je n’aurais cru qu'un jour on me réserverait un tel spectacle. Décidément, la banlieue m'étonnera toujours.

Le soleil au zénith, je pataugeais tristement dans les 2 pouces survivants de ma nouvelle piscine. Évidemment, il y avait finalement une belle petite fuite et oh quelle surprise, elle n'était pas garantie. Aberration dont je vous entretiendrai peut-être un jour lorsque mon écoeurantite aiguë de tout ce qui touche les garanties se sera calmée.

Bref, pendant que ma copine redonnait un peu d'éclat à notre kit de patio multicolore à coup de teinture recyclée (il faut quand même préciser que j'avais resserré précédemment les boulons...), je marchais dans ma piscine vide afin de replacer les plis rebelles de notre toile nouvellement opérée. De ma position, j'avais une vue imprenable des voisins limitrophes. Assise par terre, ma copine avait une vue imprenable de notre non-gazon. De la position de mes voisins, j'étais seul dans ma cour à gambader inutilement dans une piscine sans eau. J'ignore si je faisais pitié à ce point ou bien on voulait cruellement me rappeler que je n'avais plus d'eau dans ma pataugeuse, mais une voisine et sa copine ont cru bon de me divertir un peu.

Comme dans les films Amaricains cotés 6 dans le Tv-Hebdo, elles se sont installées en bikini dans leur driveway, équipées d'une radio, d'un sceau d'eau mousseuse et d'une éponge. Et en me toisant du regard, elles se sont aspergées de mousse tout en se trémoussant sensuellement au rythme de la musique. Mais comme dans les films c'est là où on entendrait le bruit d'un disque qui dérape... elles n'avaient que 15-16 ans et elles avaient entrepris de nettoyer un vélo mauve.

Amusé, plus qu'excité, par le spectacle inattendu, j'ai informé ma copine du spectacle qu'elle manquait. Elle s'est relevée, à la grande surprise des 2 filles qui ont stoppé leur manège extrêmement gênées... Elles se sont réfugiées dans la cour arrière de la maisonnette, en évitant de croiser mon regard...

Dire qu'à cet âge-là dans mon jeune temps quand même pas si lointain, nous n'étions pas aussi sexualisés que cela... C'est fou comme les temps changent...

jeudi 14 juin 2007

Épisode 18 - Entendu en banlieue!

Ma petite soirée fut tout ce qu'il y a de pépère dans une salle de cinéma à visionner un film dont je me demande toujours comment orienter ma critique. Critique que vous pourrez lire comme toutes les autres sur le site de Voir (la liste est sur ma page d'accueil dans le bas, ma gang de chanceux). Profitez-en donc pour aller voter pour mes commentaires! Bon, suffit la plogue, je reviens à mes moutons qui sont sur le point de s'autocompter...

J'étais assis paisiblement sur un banc pas très confortable de l'autobus de banlieue qui me ramenait de la grande ville jusqu'à ma petite maison dans la prairie. Plongé dans la lecture d'un roman relatant le meurtre sordide d'une jeune nymphette coupée en 2 (appétissant non?), j'écoutais d'une oreille 2 gars jaser. Maintenant, pourquoi ne pas faire comme les blogues « Entendu à Montréal» et son homologue « Entendu à Québec»?

Donc, 2 gars dis-je. 2 jeunots travaillant apparemment dans la construction. Petite précision, je déteste les étiquettes et les préjugés, mais cette fois-ci je ne suis probablement pas tombé sur les plus allumés de la profession. Les hamsters courraient vite vite, mais s'enfargeaient souvent... L'un racontait sa future ascension dans la compagnie familiale, tout en tentant de placer quelques tournures de phrase plus articulées afin d'impressionner son interlocuteur. L'autre, l'interrompait constamment en renchérissant sur les anecdotes de l'autre. Toute cette discussion passionnante (j'exagère à peine) s'est terminée par :

Il ouvrit le coffre d'outils qui gisait à ses pieds et en extirpa quelque chose.
Regarde ma perceuse miniature. Elle est écoeurante.
Il actionna à 2 ou 3 reprises la gâchette de l'outil afin de démontrer sa fierté naissante. Tout cela devant les yeux ébahis des autres passagers. Je me levai, tentant tant bien que mal de cacher le tremblement de mes babines qui annonçait un futur sourire pepsodent et je quittai l'autobus avant qu'il ne présente à tous Berta son tournevis chantant ou Craig son marteau magique...


mardi 12 juin 2007

Épisode 17 - Bain de minuit pour les fourmis

Quelle agréable sensation d'avoir la certitude qu'une petite trempette fraîche nous attend après une grosse journée de travail et l'équivalent de Montréal-Québec comme temps gaspillé en transport en commun. Une journée ensoleillée et collante, c'est tout ce dont j'avais besoin pour pouvoir profiter enfin de ma première trempette postmétroboulot. Plus j'approchais de ma nouvelle ville d'adoption, plus je salivais...

Évidemment, histoire de péter ma baloune au maximum, le Soleil a soudainement décidé d'aller prendre une brosse avec Jupiter et il m'a gracieusement envoyé le Vent pour me tenir compagnie. C'était mal me connaître.... malgré les nombreuses tentatives d'accolades de cet invité non désiré, je me suis baigné. Malheureusement, le feeling n'est pas le même quand le temps est gris. Un 80 degrés n'a pas la même saveur quand le Soleil n'est pas là pour te couvrir de ses rayons à la sortie. Note à moi-même : faudrait bien que je trouve un foutu costume de bain qui n'a pas la fâcheuse manie de mouler tous mes attraits masculins quand je sors de l'eau.

Pour continuer notre série de déveines, notre piscine semble avoir de l'eau dans la cave (non elle n'a pas les panneaux trop courts, petits comiques...) J'imagine qu'après avoir remis de l'eau tous les 2 jours, on peut parler de possible fuite. 2 Semaines et elle perd ses eaux...9 mois j'aurais compris... mais 2 semaines... Le réparateur est supposé venir voir l'étendue des dégâts prochainement et il trouvera assurément la probable petite faille en petits caractères qui n'est pas couverte par l'assurance... D'ici à ce que ma piscine se soit vidée de tout son contenu, j'ose espérer que les *censuré par l'auteur* de fourmis vont arrêter de creuser des trous tout autour de ma piscine....


Technorati Profile

lundi 11 juin 2007

Épisode 16 - L'été c'est fait pour jouer

Fin de semaine de première dans ma petite bourgade de fin de rang. Le soleil déployait ses rayons les plus fringants et moi je trempais mon orteil pour la première fois dans le trou d'eau qui fait office de piscine. Piscine qui soit dit en passant, occupe une grande partie de ma minuscule cour arrière. Fait à noter, les terrains de banlieusards ne sont pas toujours de grandeur olympique comme à l'ancienne. Ce qui n'offre pas que des désavantages, croyez-moi. La tonte de mon gazon (bon ce qu'il reste sous les pissenlits...) en est beaucoup moins longue. Donc, moins de niaisage avec le foutu fil d'extension relié à ma tondeuse électrique. Bon, le trou dans la couche d'ozone est probablement moins impressionnant au-dessus de ma maison.

Revenons à la baignade. J'ai tout d'abord passé un avant-midi complet à installer la foutue échelle menant à la piscine. Je ne comprends toujours pas pourquoi les installateurs de piscine ne l'ont pas fait. Ils auraient dit à ma copine : « Ce n'est que 2-3 vis, ce n'est pas long". Foutaise ! D'autant plus que d'accrocher un poids de 50 livres sous un escalier sous l'eau et cela tout seul, c'est comme pas évident....

Pendant tout ceci, le soleil me picotait sournoisement le dos. Après quelques heures à me faire cuir le dos à “broil”, j'ai décidé d'aller m'asperger de crème 30. Résultat, quelques minutes ont suffi pour que mon dos rivalise avec le teint rougeâtre d'un homard surpris les pinces à l'air.

Que dire de plus que : “Ouch! Bobo!”